
Origine des amyloses à transthyrétine TTR
Les amyloses à transthyrétine (ATTR) sont un groupe de pathologies dont la physiopathologie repose sur l’altération de la protéine de transthyrétine TTR, anciennement appelée préalbumine.
La TTR, synthétisée principalement dans le foie, mais également dans les yeux, est une protéine formée par 4 monomères repliés et assemblés en tétramère.

L’amylose survient lorsque cette protéine devient amyloïdogène, soit en raison de mutations génétiques dans les formes héréditaires (hATTR), soit du fait du vieillissement dans les formes acquises (ATTRwt ou «wild-type»).1 Les monomères se replient de manière incorrecte et s’agrègent en fibrilles amyloïdes toxiques, qui, elles-mêmes, se déposent dans les espaces extracellulaires, entraînant un dysfonctionnement systémique des organes, notamment du coeur et des nerfs périphériques.
Plus de 130 mutations du gène TTR ont été identifiées comme responsables de l’amylose hATTR. Parmi elles, la plus courante est la substitution de la valine par l’isoleucine en position 112 (V112I) (42%), suivie de la substitution de la valine par la méthionine en position 30 (Val30Met) (32%). En France, les mutations Ile127Val (7%) et Ser77Tyr (6%) sont également particulièrement fréquentes. ¹
Référence :
1. Adams D, et al. Nat RevNeurol. 2019;15(7):387-404.

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